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Contexte et enjeux
Réduire la charge en cuivre des sols viticoles
Le cuivre est à la base des traitements pour lutter contre le mildiou. Utilisé depuis plus d’un siècle, il a fini par contaminer les sols des vignobles français (qui représentent 1,6 % de la surface agricole utile - SAU). Dans les vignobles les plus enrichis en cuivre, la vie des sols est impactée.
Pour endiguer ce phénomène, la réglementation encadre la quantité de cuivre qui peut être apportée aux sols, et des réflexions sont menées pour trouver des alternatives à son usage. En 2018, l’INRAE a ainsi publié une expertise scientifique collective (ESCo) sur les leviers permettant de réduire l’usage du cuivre en protection des cultures biologiques.
Une des pistes possible de réduction de la teneur des sols en cuivre porte sur la phytoextraction. Cette technique permet en effet une extraction du cuivre des sols avantageuse :
- Traitement in situ et à moindre coût sur de grandes étendues ;
- Maintien de la culture de la vigne pendant l’extraction ;
- Préservation et même amélioration de la qualité biologique et agronomique des sols (moindre sensibilité à l’érosion).
À l’autre bout de la chaîne de valorisation, le projet VitaliCuivre aimerait utiliser un cuivre issu de sol viticole par phytoextraction pour l’alimentation animale. Le cuivre fait en effet partie des micronutriments présent en trop faible quantité dans les rations alimentaires de la plupart des animaux de rente, notamment les porcs. Un supplément de cuivre leur est donc apporté suivant la réglementation, pour couvrir leurs besoins nutritionnels.
Objectifs
Recherche d’associations phytoextractionbioaugmentation efficaces
VitaliCuivre a pour ambition de développer une filière de valorisation de la biomasse produite par phytoextraction du cuivre dans les sols viticoles. L’originalité du projet repose sur les caractéristiques même du cuivre dont les effets sont versatiles selon la teneur.
Le projet a pour but de chercher une solution de phytoextraction du cuivre compatible avec une finalité d’alimentation animale. Des solutions de phytoextraction couplées à une bioaugmentation seront étudiées. Elles consistent à associer une plante extractrice et des bactéries capables d’optimiser le processus.
Résultats obtenus : Innovation, économique, sociaux et environnement
Attente mise à jour résultats obtenus. Résultats attendus :
Remédiation des sols viticoles et valorisation en alimentation porcine
Les travaux menés doivent permettre :
- La cartographie de la présence du cuivre sur les parcelles viticoles présentant un potentiel de phytoextraction dans le territoire d’expérimentation (Anjou et Saumurois)
- La sélection des plantes les mieux adaptées à la fois à la phytoextraction, à la culture en interrangs de la vigne, et à l’alimentation animale
- L’amélioration des performances de phytoextraction du cuivre des sols viticoles par bioaugmentation
- La valorisation de la biomasse végétale enrichie en cuivre en alimentation animale (économie circulaire).
Coordinateur et partenaires
Coordinateur
- Université de Nantes - OSUNA via LPG (44)
Partenaires
- Wisium, ADM (56)
- BRGM (44)
- IFV (49)
Détails du projet (dates, durée, montants)
- Début de projet : janvier 2019
- Durée : 52 mois
Montant total du projet : 215,1 k€
Montant de l’aide Ademe : 131,5 k€