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Photographies de PAV, à gauche à Strasbourg et à droite à Nantes

Contexte et enjeux

Un nombre croissant de collectivités s’orientent vers une collecte séparative en point d’apport volontaire (PAV) en réponse aux exigences de tri à la source (loi AGEC, 2020). L’effectivité de ce dispositif sociotechnique repose sur le geste de tri, dont la qualité dépend du degré d’appropriation du système par les usagers. La proximité des conteneurs, en lien avec leur ergonomie, constitue l’un des facteurs clés de la réussite de ce dispositif. Cette proximité, définie par un avis officiel depuis 2023, a surtout été analysée pour des déchets autres que les biodéchets, sans tenir compte de leurs spécificités ni de l’appréciation du trajet à parcourir. Ce projet s’interroge donc sur les déterminants de la mise en place de cette infrastructure de collecte, en particulier sur l’importance de la distance perçue par les ménages et de l’accès aux PAV. Pour ce faire, il mobilise conjointement la sociologie et la géomatique.

Objectifs

Le projet vise à apporter des connaissances sur les freins et les leviers à l’adoption du geste de tri des biodéchets dans le contexte d’une collecte en PAV ; il interroge notamment la proximité spatiale des usagers avec cet équipement de collecte. Le premier objectif du projet est d’étudier les logiques d’implantation et d’appropriation des PAV par les différents acteurs du territoire. Il s’attachera à révéler les liens entre les logiques de conception et de maillage des PAV sur les territoires et l’appropriation de ces « objets sociotechniques » par les ménages. Le second objectif est de proposer une méthode cartographique pour qualifier la proximité entre le domicile des usagers et les PAV, sous la forme d’une distance « perçue ». Le troisième objectif du projet ESTAMP est de sensibiliser les acteurs engagés dans la gestion des biodéchets aux enjeux d’appropriation des PAV par les ménages, en particulier à la problématique des trajets domicile-PAV.

Résultats attendus : Innovation, économique, sociaux et environnement

L’étude des déterminants sociotechniques de l’appropriation des PAV de biodéchets par les ménages s’articule autour de deux approches mises en dialogues, la sociologie et la cartographie (SIG). 

Le premier lot vise à analyser les logiques d’implantation et d’appropriation des PAV par les acteurs du territoire à travers une approche sociotechnique (Akrich, 1987). Une série d’entretiens exploratoires auprès de services de gestion des déchets de collectivités de profils variées devra mettre en lumière les logiques de mise en œuvre pour l’organisation du maillage des PAV. En parallèle, un travail d’enquête devra mettre en lumière les pratiques de tri des usagers et leurs logiques d’appropriation des PAV. Une approche de cartographie participative sera mise en œuvre pour identifier les déterminants de la perception des trajets domicile-PAV. Enfin, des expérimentations seront menées et évaluées à l’Eurométropole de Strasbourg pour améliorer l’accès à ces PAV et en intensifier l’usage.
 

Le second lot vise à qualifier finement l’accessibilité des PAV pour les ménages, à l’aide d’un modèle cartographique spécifiquement développé pour les trajets domicile-PAV. L’approche proposée repose sur l’adaptation de méthodes de calcul des distances pédestres et l’élaboration d’un modèle à partir des déterminants de la perception des trajets identifiés dans l’analyse sociotechnique. Des indicateurs seront adaptés pour révéler les hétérogénéités et donc les potentielles inégalités d’accès à ce service sur le territoire. Une réflexion sera menée sur l’opportunité de développer un outil cartographique interactif pour sensibiliser les collectivités aux enjeux de proximité au PAV basé sur les résultats des travaux précédents.
 

Coordinateur et partenaires

Détails projet (dates, durée, montants)

Détails du projet : 
  • Début de projet : Novembre 2024
  • Durée : 36 mois

 

Montant total du projet : 388,6 k€

Montant de l'aide ADEME : 245,8 k€ 

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