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Contexte et enjeux

Le projet MisTigation qui s’intitule « Le miscanthus pour ses services écosystémiques à destination des collectivités locales » se place dans le contexte de l’adaptation des cultures aux changements climatiques et de leur atténuation, ce qui nécessite des pratiques agricoles vertueuses. Le miscanthus a un rôle à jouer dans cette transition écologique : en produisant beaucoup de biomasse végétale, il permet de remplacer les ressources fossiles pour de nombreux débouchés et présente de nombreux atouts environnementaux. A l’échelle des collectivités locales, la culture du miscanthus permettrait de résoudre des problèmes environnementaux auxquels elles doivent faire face, mais la filière a besoin de connaître les débouchés correspondants et d’être structurée. Elle est de plus confrontée à une offre variétale réduite à un seul fond génétique. 

Objectifs

Dans ce contexte, trois unités de recherche de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (BioEcoAgro, GCIE Picardie et IJPB), la Grande Ecole JUNIA de Lille, et le partenaire privé Novabiom ont uni leurs compétences complémentaires (agronomie, écophysiologie, modélisation et génétique) avec l’objectif de produire des connaissances nouvelles indispensables pour caractériser le fonctionnement de la culture et pour guider la filière dans la recherche de débouchés permettant de résoudre des problèmes environnementaux identifiés sur le territoire.

Déroulement

Le projet s’est organisé en quatre lots interconnectés. 

En prenant la région Hauts-de-France comme cas d’étude, le LOT 1 a caractérisé les zones préférentielles pour la production de miscanthus (typologie, localisation) et a permis de simuler les climats de demain pour le miscanthus et d’identifier les changements climatiques et leurs impacts sur les zones préférentielles de culture ainsi que les stress majoritaires auxquels la culture sera soumise. Pour répondre à leurs problématiques de services écosystémiques sur le territoire, des enquêtes de terrain ont été réalisées auprès de collectivités locales ayant fait appel au miscanthus afin d’identifier les freins et leviers à la mise en place de ces projets.
 

Le LOT 2 s’est centré sur l’étude du fonctionnement du miscanthus par deux expérimentations spécifiques. La première a permis d’étudier la réponse du miscanthus en climat actuel et en climat futur (identifié en LOT 1) dans un écotron, une infrastructure située à Gembloux (Université Liège) qui permet de reproduire des conditions météorologiques en lysimètres (d’environ 6 tonnes de sol). La deuxième a concerné l’étude des stratégies de gestion de l’azote (absorption, remobilisations et pertes) sur la base d’une descendance de 80 génotypes de Miscanthus sinensis expérimentée au champ à INRAE Estrées-Mons (Somme). 

Sur ce même dispositif, le LOT 3 s’est concentré sur la mise au point d’outils pour le phénotypage accéléré de caractères de gestion de l’azote et l’identification de géniteurs d’intérêt au sein de la descendance étudiée. 

Enfin, le LOT 4 concernait la coordination du projet et la communication des résultats.

Résultats : Innovation, économique, sociaux et environnement

Les services écosystémiques du miscanthus et des zones préférentielles d’implantation en Hauts-de-France ont été identifiés. Un guide a été créé pour aider à développer une bioéconomie locale valorisant les services écosystémiques. L’exploration de la variabilité génétique de Miscanthus sinensis a souligné des génotypes absorbant beaucoup d’azote, intéressants pour réguler la qualité de l’eau. Les simulations avec STICS et l’expérience en écotron ont permis d’évaluer les impacts du climat futur. De nombreuses mises au point méthodologiques ont aussi été réalisées, concernant le devenir de l’azote issu de la plante ou pour faciliter le phénotypage des caractères complexes de gestion de l’azote. 

Applications et valorisations

Les services écosystémiques du miscanthus et des zones préférentielles d’implantation en Hauts-de-France ont été identifiés. Un guide a été créé pour aider à développer une bioéconomie locale valorisant les services écosystémiques. L’exploration de la variabilité génétique de Miscanthus sinensis a souligné des génotypes absorbant beaucoup d’azote, intéressants pour réguler la qualité de l’eau. Les simulations avec STICS et l’expérience en écotron ont permis d’évaluer les impacts du climat futur. De nombreuses mises au point méthodologiques ont aussi été réalisées, concernant le devenir de l’azote issu de la plante ou pour faciliter le phénotypage des caractères complexes de gestion de l’azote. 

Coordinateur et partenaires

Détails du projet (dates, durée, montants)

  • Début de projet : Novembre 2022
  • Durée : 36 mois  

 

Montant total du projet  : 249 792 euros

Montant de l’aide Ademe : 518 597 euros 

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