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Prélèvements de sol sur le terrain
Le projet en deux mots
Le projet Metha-BioSol vise à évaluer l’impact des digestats de méthanisation sur la qualité biologique et écologique des sols en utilisant des bio-indicateurs opérationnels (diversité des meso et micro-organismes, dynamique du carbone et état sanitaire des sols). Pour ce faire, des mesures en conditions contrôlées tenant compte du type de sol, du type de digestat et de la répétition des apports ont été effectués.
Contexte et enjeux
Absence de données fiables sur l’impact des digestats de méthanisation
Dans un contexte d’amélioration de la gestion agroécologique des sols, afin d’optimiser leur capacité de production pour une agriculture plus écoefficiente, le projet Metha-BioSol vise à évaluer l’impact des digestats de méthanisation sur la qualité biologique et écologique des sols en utilisant des bio-indicateurs opérationnels, c’est-à-dire des outils permettant d’appréhender la diversité des macros et micro-organismes, la dynamique du carbone (C) et l’état sanitaire (pathogènes) des sols. Ce projet répond à des interrogations de plus en plus nombreuses d’agriculteurs engagés dans des démarches de méthanisation de leurs effluents d’élevage ou résidus de culture. Il a permis de générer des données jusqu’à lors peu nombreuses, voire inexistantes, quant à l’impact des digestats de méthanisation sur la qualité biologique et écologique des sols.
Objectifs
Le projet Metha-BioSol avait pour objectif scientifique l’évaluation de l’impact de digestats de méthanisation sur la qualité biologique des sols en prenant en compte plusieurs indicateurs représentatifs des diverses composantes biologiques des sols. Plus concrètement, il s’agissait de façon novatrice, d’appréhender l’impact de ces digestats sur la diversité des macro- et micro-organismes, leur activité, la dynamique du carbone et l’état sanitaire (pathogènes) des sols. Un objectif opérationnel était d’évaluer dans quelle mesure cet impact était dépendant du type de digestat et du contexte pédoclimatique. A l’issue du projet Metha-BioSol, les données générées ont permis à la communauté scientifique et aux acteurs de terrain de mieux objectiver l’impact des digestats de méthanisation sur la qualité biologique des sols.
D’un point de vue technique, ce projet avait pour objectifs la validation d’indicateurs pertinents permettant d’évaluer l’impact d’un apport de digestats sur la qualité biologique des sols. Ceci a permis d’un point de vue plus opérationnel, d’identifier certaines pratiques agricoles plus vertueuses que d’autres, favorisant la composante biologique des sols.
Déroulement
Le projet Metha-BioSol se composait de deux étapes successives. La première a eu lieu au laboratoire, en milieu contrôlé (incubation de méso-microcosmes de sol). Il s’agissait de tester différents types de digestats (composition différente) sur différents types de sols. L’idée était ici d’évaluer l’impact des digestats de méthanisation sur la qualité biologique des sols, sur le court terme (1mois après apport). Cette expérimentation a permis de voir, comme cela à put être observé avec d’autres types d’amendements organiques (lisier, fumier, compost de déchets verts…) que la réponse des bio-indicateurs à cet apport était dépendante du type de digestats apporté et et/ou du contexte pédoclimatique. La deuxième étape du projet a eu lieu sur le terrain, via des prélèvements de sols effectués sur des sites expérimentaux de longue durée. Les sites retenus étaient ceux du SOERE-PRO (EFELE et PROspective) et du lycée Agricole d’Obernai. Ces sites présentent des contextes pédoclimatiques différents (Bretagne vs Alsace) et épandent de façon récurrente, depuis plusieurs années déjà, des types de digestats variables caractéristiques des activités de leur territoire d’appartenance. Cette étape a permis d’évaluer la réponse des bio-indicateurs de la qualité biologique des sols aux apports de digestats de méthanisation en s’approchant des conditions réelles du terrain. Contrairement à la première étape du projet, cette évaluation ci se fit sur un pas de temps plus long (plusieurs mois après apport).
Dispositif en microcosmes
Résultats obtenus : Innovation, économique, sociaux et environnement
Les résultats obtenus en conditions contrôlées et sur sites expérimentaux ont permis de montrer que la réponse des bio-indicateurs à un apport de digestat était dépendante du type de digestat, du contexte pédoclimatique, et de la récurrence de ces apports.
Applications et valorisations
Des publications et communications (vidéos, posters, présentations,...)
Coordinateur et partenaires
Coordinateur
- AgroSup Dijon (21)
Partenaires
- ESA d’Angers (49)
- ELISOL Environnement (30)
- INRAE Dijon (21)
- INRAE Rennes (35)
- Université Rennes 1 (35)
Détails du projet (dates, durée, montants)
- Début de projet : mars 2021
- Durée : 36 mois
Montant total du projet : 456,5 k€
Montant de l’aide ADEME : 210,4 k€