
Le projet de thèse vise à quantifier à différentes échelles spatiales le risque de blocage de la régénération naturelle des forêts lié la végétation concurrente du sous-bois.
Contexte et quelques définitions
En France, le renouvellement des forêts se fait majoritairement par régénération naturelle. Cette méthode repose sur l’ouverture progressive de la canopée à mesure que les semis naturels s’installent. Cette ouverture progressive se fait par récolte des arbres adultes, et vise à augmenter les ressources à disposition des jeunes arbres telles que la lumière, les nutriments et l’eau.
La contrepartie de l’ouverture de la canopée est qu’elle peut également profiter à la végétation concurrente, dont certaines espèces sont très compétitrices vis-à-vis des semis.
Ces végétations concurrentes peuvent ralentir, voire bloquer le processus de régénération naturelle et posent des difficultés majeures aux gestionnaires dans bon nombre de forêts en France.
Le blocage du renouvellement des peuplements liés aux végétations concurrentes peut ainsi avoir un impact négatif sur les nombreux services écosystémiques fournis par la forêt, dont la fourniture de bois, le stockage de carbone et le support pour la biodiversité.
Objectifs et déroulé du projet de thèse
Le projet doctoral a pour objectif d'analyser l'apparition des situations de blocage de régénération par la végétation du sous-bois et d'estimer les conséquences de ces blocages sur la fourniture de services écosystémiques par les forêts à différentes échelles spatiales (de la région à la France entière).
La méthodologie s'inspire de l’étude des risques naturels avec une étude du « risque végétation » scindé en trois parties :
- Etude de l’aléa : Identification et quantification par modélisation statistique des facteurs menant au développement des végétations bloquantes lors de l’ouverture de la canopée.
- Etude de la vulnérabilité du système : Quantification par modélisation statistique de l’impact de la végétation sur la régénération naturelle.
- Etude de l’enjeu : Estimation des effets d’un blocage de régénération à long terme sur différents services écosystémiques rendus.
Les bases de données de l’IGN et de l'UMR SILVA (INRAE / AgroParisTech / Université de Lorraine) seront utilisées et serviront à la fois au calcul des différentes composantes du risque et à l’intégration aux différentes échelles spatiales.
Laboratoire d'accueil
- UMR SILVA
Cofinanceur
- AgroParisTech
- INRAE
- Université de Lorraine
Zone d'implantation des porteurs du projet
- Centre-Val de Loire
- Grand-Est
Détails du projet
- Date de début : Janvier 2019
- Durée : 36 mois
Financement et encadrement de la thèse
- Cette thèse est cofinancée par l'ADEME et l’Université de Lille
- Directeur de thèse : X. Mercier Directeur de recherche CNRS, PC2A, Université de Lille
- Co-encadrant : A. Faccinetto Chargé de recherche CNRS, PC2A, Université de Lille